| Un
ruban étroit de bitume bordé
d’un tapis d’aiguilles de
pins, nous sommes sur l’une des
pistes cyclables qui sillonnent la forêt
de la Presqu’île. Quelques
coups de pédales après
avoir quitté l’avenue des
Genêts et me voilà au cœur
d’une pinède où
résonne un concert de chants
d’oiseaux.
Les rayons du soleil transpercent la
voûte que forment les arbres,
donnant çà et là,
des coups de projecteurs sur les buissons
de genêts couverts de fleurs jaunes ;
une légère brise et c’est
un nuage de poussières jaunes
qui se disperse depuis la cime des pins :
la saison pollinique bat son plein.
Pauvres allergiques, ils ne sont pas
à la fête, atchoum !
Paradoxe, il y a ce matin sur la piste
plus de joggeurs que de cyclistes, apparemment
les adeptes du vélo sportif préfèrent
la départementale plus roulante.
L’après-midi, ce sont les
familles qui empruntent la piste forestière,
petits et grands, à la queue
leu leu partent à la découverte
de la pinède. L’endroit
est si plaisant qu’on le croirait
totalement naturel … et pourtant !
C’est à partir de 1824
que des pins ont été semés
et plantés sur la Presqu’île ;
on voulait, à l’époque,
assécher les marais et limiter
la progression des dunes.
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