La Révolution
créa la Commune d'Andernos dont dépendit
Arès jusqu'en 1851. Arès ne fut
ni commune ni paroisse. Sans église, sans
cimetière, elle ne possédait qu'une
chapelle de bois située sur l'actuelle
place de l'église.
En 1792 François Belsier-Crain émigra.
Son domaine, devenu «Bien National »
fut vendu le 17 Floréal an V de la République
(Année 1797) sous le Directoire.
- 1° acquéreur : le Sieur CASTELNAU
qui ne peut payer
- 2° acquéreur : M DUPRADOR. Achat
du domaine avec 4 ou 5.000 hectares de landes
pour une somme de 33.000 Frs.
- 3° acquéreur : un Basque, nommé
HIRIBARN, acheta le domaine à M. DUPRADOR
et le conserva jusqu'à sa mort. A son décès,
son fils - surnommé « Fanfan »
fut forcé de revendre.
- 4° acquéreur: M. de SAUVAGE qui acheta
« le domaine CRAIN » à la barre
du tribunal.
M. de SAUVAGE (1822-1835)
M. de SAUVAGE était le neveu du Duc DECAZES,
Ministre de Louis XVIII.
Il restaure, agrandit le château, abat les
pavillons, ajoute des servitudes.
Antoine de Sauvage entreprend d'importants travaux
agricoles : plantation de vignes, reboisement
en pins maritimes (fidèle à l'impulsion
donnée par BREMONTIER, décédé
en 1809). Mais il ne connaît pas le succès
faute de pratique agricole, faute de dessèchement
et de voies de communication. Il revend ses landes
à la « Compagnie Balguerie ».
Il avait acheté également le château
d'Andernos devenu Bien National « lui aussi
situé à 1 km environ de l'église
et du bassin et complètement disparu aujourd'hui
».
En 1834 (sous Louis Philippe) il est Maire d'Andernos.
En cette qualité il se rend à Lège
pour y recevoir le serment de fidélité
au Roy du nouveau Maire de Lège : Louis
HIRIGOYEN
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